Des groupes locaux "sauvons l'Europe" devraient se créer à Rennes, St Brieuc, Brest..
A suivre
Pour l'Europe
Page mise à jour le 20 octobre 2005.
Nous voilà arrivés au terme de ces rencontres, mais assurément pas au terme de notre initiative, puisque le succès de ces journées, tant par le nombre des participants (plus de 300 au total, et en moyenne 200 en permanence) que par la qualité et l’intensité des débats nous fait une obligation de poursuivre. Je voudrais tout d’abord remercier très vivement tous ceux qui ont permis à ces rencontres de se tenir ici à Rennes, en premier lieu le président de la Région Jean-Yves Le Drian. Je remercie aussi M. Pican, directeur de l’institution St-Vincent qui nous a accueilli dans ses locaux. Nous pouvons aussi tout particulièrement ovationner l’équipe des bénévoles qui ont mis leur temps, leur efficacité et leur compétence au service de la réunion fondatrice du mouvement Sauvons l’Europe Enfin, ces rencontres n’auraient pas été possibles sans le dévouement depuis plus d’un mois, du cabinet Lysias et tout particulièrement de Nathalie Bails, l’assistante de Jean-Pierre Mignard, de Luke Vidal, ainsi que des membres du collectif d’animation et de Raphaël Mazoyer, notre webmaster.
De fait, le premier constat que nous pouvons faire, c’est que Sauvons l’Europe rencontre un large écho et une adhésion très forte, bien au-delà du cercle des plus motivés qui sont venus à Rennes. Pour nous tous, le 29 mai dernier nous a laissé un goût profond d’amertume dans la bouche, au point que nous nous en voulions d’avoir eu à ce point raison, et d’avoir pronostiqué que le "non" au référendum marquerait un coup d'arrêt de la construction européenne. Ce ne fut pas seulement un coup d’arrêt : l’Europe s’est engagée ensuite, à travers le vote négatif des Néerlandais, qui redoubla le vote français, puis l’échec du sommet de juin, l’absence d’accord sur le budget, les atermoiements de la Commission, les dérobades des gouvernements, et encore tout récemment les palinodies à propos de l’adhésion turque, dans la voie de la régression. Il était temps que des citoyens européens, qui n’ont d’autre titre que d’être fiers d’appartenir à une réalité politique en construction et d’autre ambition que de l’asseoir solidement se rassemblent pour refuser la fatalité de ce déclin.
Nous sommes donc bien évidemment revenus sur ce fameux référendum, et sur le projet de constitution, puisque le vote négatif a été à l’origine du sursaut qui donne naissance à notre mouvement. Mais nous n’y sommes pas revenus en revanchards, décidés à trouver une astuce pour tenter le coup à nouveau, en dogmatiques sourds à la volonté populaire. Nous respectons ce vote et d’avoir été défaits. Il nous faut analyser cette défaite, et en premier lieu, comprendre qu’elle est en partie provenue de notre incapacité collective de faire de l’Europe un objet familier, proche, dont chacun perçoit la nécessité et l’utilité. Voilà déjà un objectif pour notre mouvement. Nos débats ont aussi porté sur ce qu’il convenait de faire désormais de ce projet de constitution, partagés que nous étions entre la nécessité, fortement réaffirmée par plusieurs, notamment Enrique Baron Crespo, de ne pas mépriser le vote de ceux des Européens qui avaient déjà dit oui, ni préjuger de la décision de ceux qui ne s’étaient pas encore prononcés, et celle de ne pas tenir pour anodin et pour un simple accident de parcours le refus de deux pays fondateurs de l’Union européenne. Impossible de souscrire au chauvinisme français qui veut tout arrêter au seul motif que les Français ont dit non, impossible aussi d’ignorer cet événement, de faire mine de continuer et de chercher une combine institutionnelle pour changer la décision française. Des hypothèses ont été avancées, notamment celle émise par Daniel Cohn-Bendit d’un texte nouveau, beaucoup plus ramassé, qui serait soumis dans les mêmes termes et le même jour à tous les Européens, et considéré comme adopté s’il réunissait une majorité de suffrages d’une majorité de pays. Pourquoi pas ? Mais cette solution, comme toute autre analogue, prendra du temps, et ne verra pas le jour avant plusieurs années. Or c’est aujourd’hui qu’il nous faut aussi réagir et tenter de trouver un nouveau souffle pour l’Europe. Les défis du monde, ceux auxquels l’Europe elle-même se trouve confrontée, qui ont été clairement soulignés ici lors des différentes tables rondes, ne sauraient attendre que nous trouvions une issue à la question de la Constitution européenne.
C’est aussi pourquoi notre mouvement, né du référendum du 29 mai, ne s’y limite pas, comme deux débats, distincts mais similaires, l’ont montré. Certains ont demandé si notre mouvement était ouvert à ceux qui avaient voté "non" au référendum, et s’il était un mouvement particulièrement marqué à gauche, ou au contraire ouvert à toutes les bonnes volontés européennes. D’autres ont souligné la nécessité de ne pas se cantonner à un mouvement français, et d’en faire d’emblée un mouvement européen. Il me semble, mais c’est là une opinion personnelle, qu’il ne faut pas se focaliser sur des questions principielles. Il est normal que ce mouvement, qui prend la mesure de la panne européenne consécutive au "non" français, soit d’abord né en France. Il est normal aussi, puisque le "non" a été majoritaire à gauche, qu’il soit principalement animé par des gens de gauche. Il est normal enfin qu’il soit issu des rangs du "oui", qui avaient largement anticipé cette panne en cas d’échec, et qui n’avaient pas bercé les gens de faux espoirs ou de mensonges sur un prétendu plan B. Nous constatons d’ailleurs que ceux qui avaient fait campagne pour le "non" en protestant de la sincérité de leur engagement européen et de leur souhait d’une autre Europe, plus forte et plus sociale, sont d’un mutisme total sur le sujet depuis le 29 mai. A croire que l’Europe ne fut pour eux qu’un prétexte commode, abandonné à la première occasion. IL reste que notre mouvement se construira avec ceux qui viendront le rejoindre, et que les déçus du "non", qui avaient sincèrement misé sur une relance européenne, y ont toute leur place. Y ont aussi leur place ceux qui se réclament de la droite politique, ou du centre, et qui soulignent à juste titre que le dessein européen dépasse le clivage droite-gauche. Néanmoins c’est à l’égard de la gauche, dont l’engagement européen fut constant et durable, que nous nous sentons la plus grande responsabilité. Nous ne sommes pas un mouvement apolitique et nous ne sommes pas non plus le banc d’essai de recompositions à venir. Enfin, nous chercherons à tisser le maximum de liens avec les autres Européens, nous les associerons à nos travaux, notamment à travers le Parlement européen, comme nous l’avons déjà fait lors de ces journées. Mais il ne nous incombe pas de construire d’emblée un mouvement à l’échelle européenne, en aurions nous les moyens (ce qui n’est pas le cas). Cessons de vouloir à tout bout de champ donner des leçons aux autres, hier avec le vote "non", aujourd’hui en nous mobilisant pour l’Europe. En revanche, si d’autres Européens sont disposés à s’associer à notre initiative, à traduire le texte de notre appel, à se regrouper comme nous le faisons, nous ne pourrons que nous en réjouir et tisser avec eux des liens d’amitié.
En revanche, nous ne pouvons pas nous contenter de n’être qu’une vigie d’alerte : il nous faut aussi être un mouvement d’action. A cette fin, nous devons nous doter d’un certain nombre d’outils, de moyens et d’objectifs. Dans les mois qui viennent, cela veut dire une structure, un rendez-vous et une grande campagne fédératrice.
Une structure : nous ne sommes pas un parti politique, et nous n’avons pas besoin d’une structure aussi contraignante que les leurs. Mais il y aura des décisions à prendre, éventuellement des positions à trancher, des apparitions publiques à coordonner, des moyens à rechercher. Le colloque de Rennes a pris appui sur une association Sauvons l’Europe qui nous permet d’ores et déjà d’agir collectivement. Mais notre mouvement se compose aussi de divers collectifs (clubs, associations, syndicats) qui ayant fait une démarche d’adhésion collective, ont vocation à déterminer ensemble nos priorités, ainsi qu’avec les collectifs locaux qui commencent à se mettre en place. Ceux-ci sont à leur tour de nature diverse : certains regroupent les adhérents locaux des associations parties prenantes, d’autres fédèrent aussi des volontés individuelles, d’autres encore sont des collectifs préexistants, souvent montés à l’occasion de la campagne référendaire, qui souhaitent prolonger leur action à travers "sauvons l’Europe". Cette diversité est précieuse, et nous devons la préserver, c’est-à-dire respecter les rythmes et l’autonomie de chacun.
Elle se manifestera aussi dans la diversité des actions entreprises, les uns davantage mobilisés par une campagne militante, d’autres plus soucieux de faire avancer la réflexion collective, ou encore de bâtir de véritables universités populaires thématiques, engagées dans un tâche de formation civique sur la construction européenne.
Parallèlement à ces réseaux locaux, il nous faut mettre en place des groupes de travail transversaux. Il me semble, sans vouloir en faire une liste exhaustive, que nos débats permettent de dégager au moins les contours de quatre d’entre eux :
D’ici à la fin de l’année 2005, nous réunirons un collectif d’animation, qui jouera le rôle de directoire politique de notre mouvement, et qui rassemblera des représentants des organisations et collectifs membres, des représentants des groupes locaux, et toutes les bonnes volontés disponibles, pour adopter une charte qui précisera les modalités de notre fonctionnement et pour faire des propositions d’organisations plus précises.
Un grand rendez-vous : après le succès de nos journées, il nous faut sans faute prendre date pour un nouveau rendez-vous, ni trop rapproché pour que nous ayons de temps de l’organiser, ni trop éloigné pour que la mobilisation ne se dilue pas. Le printemps prochain, en mars ou en avril 2006, serait sans doute une bonne date. Pour cette rencontre, je suggère que nous repartions de la question qui a souvent été posée lors de ces journées du sens de la construction européenne, notamment à travers l’évocation par Gaby Bonnand de la nécessité de "faire mémoire des événements fondateurs de l’Europe". Revenir sur l’idée qui a animé la fondation de l’Europe comme espace de paix et de liberté après la victoire contre le nazisme, qui l’a relancée et conduit à sa réunification après la chute du communisme, qui a animé les énergies de ceux qui ont combattu le retour de la barbarie et du nettoyage ethnique durant le guerre en ex-Yougoslavie, cette idée qui anime aujourd’hui ceux qui ne se résignent pas à l’idée d’un affrontement entre les civilisations et qui défendent pour cette raison le refus de faire de l’Europe un club chrétien et la nécessité d’un élargissement à la Turquie. Nous pourrons ainsi tenter de donner un visage plus concret et plus précis à l’idée d’une ouverture privilégiée de l’Europe sur la Méditerranée et au-delà sur l’Afrique, envers laquelle les nations européennes ont une responsabilité particulière découlant de l’histoire coloniale, et devant déboucher sur une "Eurafrique" encore à inventer, selon le vœu formulé ici par Elisabeth Guigou.
Une campagne enfin. La constitution européenne prévoyait la possibilité de saisir les instances politiques européennes à partir d’une pétition d’initiative populaire. Rien ne nous empêche de nous engager dans cette voie, de proposer à tous les Européens une vaste campagne de pétition, pour peser sur le débat européen. Divers sujets ont été évoqués, certains penchant pour une proposition portant sur le renforcement du budget européen et sur une affection claire dans l’impôt versé par les habitants de l’Europe, d’autres souhaitant davantage une campagne qui s’oriente vers la nécessité d’une politique européenne de formation. Le collectif de "sauvons l’Europe" devra trancher cette question et proposer une texte clair comme support de cette campagne. Celle-ci devrait à son tour permettre à des collectifs de voir le jour.
Vous le voyez, un programme très chargé nous attend : le succès de nos rencontres, l’ampleur des attentes vis-à-vis d’un mouvement clairement engagé pour l’Europe nous confèrent de nouvelles obligations : nous allons nous y employer dans les semaines qui viennent. Mais une chose est sûre : nous n’y parviendrons pas sans vous. Je vous invite donc à rester mobilisés et à poursuivre et étendre notre mouvement, pour que, ensemble, nous affirmions : sauvons l’Europe !
Nous tenions à vous remerciez pour votre engagement, qui a déjà permis de
recueillir plus de 500 signatures autour du texte de l'appel de personnes qui
souhaitent toutes à des degrés divers s'impliquer dans la vie du Mouvement.
Les Rencontres auront lieu du samedi 1er à 10h00 jusqu'au dimanche 2 à 13h00
et s'organiseront comme suit.
Samedi 1er octobre :
10 h 30 : ouverture des Rencontres.
- Allocution de bienvenue : Edmond Hervé (Maire de Rennes) ;
- Intervention d'ouverture : Jean-Pierre Mignard (Président du Club Témoin,
Collectif d'animation de "Sauvons l'Europe").
11 h - 13 h : 1ère table ronde : "L'Europe : espace démocratique et terre
d'accueil".
- Présidente : Aurélie Filipetti (Membre du Conseil national des Verts);
- Intervenants : Laurent Giovannoni (CIMADE), Olivier Duhamel (Universitaire,
Président du club Reves - pressenti), Patrick Lefat (Vice-Président du
Mouvement Européen - pressenti), Jean-Noël Jeanneney (Président
d'Europartenaire - pressenti), plus un intervenant européen.
14 h 30 - 16 h 30 : 2ème table ronde : "Construire un avenir économique pour
l'Europe".
- Président : Jean-Pierre Jouyet (Ancien directeur du Trésor);
- Intervenants : Bernard Marx (Economistes, Confrontations-Europe), Gaby
Bonnant (SN Questions économiques CFDT), un représentant du CNJA (pressenti)
et un représentant de la Confédération européenne des Syndicats (pressenti).
17 h - 19 h : 3ème table ronde : "L'Europe face aux défis de la planète".
- Présidente : Bettina Laville (Convictions);
- Intervenants : Bernard Kouchner (ancien ministre), Pierre Hassner
(universitaire), Marie-Hélène Aubert (députée européenne), Jean-Maurice
Ripert (diplomate) et un membre de la Confédération paysanne (pressenti).
Dimanche 2 octobre :
A partir de 9 h : réunion autour d'un café sur l'organisation des collectifs
locaux.
11 h - 13 h : 4ème table ronde : "Sauvons l'Europe : comment ?".
- Président : Bernard Poignant (député européen);
- Intervenants : Elisabeth Guigou (députée de Seine Saint-Denis et membre
d'Europartenaires), Philippe Herzog (Président de Confrontations-Europe) et
Daniel Cohn-Bendit (député européen).
13 h : clôture des Rencontres ;
- Intervention de clôture : Joël Roman (éditeur , collectif d'animation de
"Sauvons l'Europe") ;
- Allocution de clôture : Jean-Yves Le Drian (Président du Conseil Régional
de Bretagne).
Un déjeuner commun se tiendra le samedi 1er à 13h00 et une collation le
dimanche à 13h30, avant le départ des participants.
Sauvons l'Europe : http://www.sauvonsleurope.org/
Après le non français, puis néerlandais, suivis de l’ajournement britannique, après l’échec du sommet européen, le traité constitutionnel est moribond. Chaque jour, l’Europe se défait un peu plus, à une vitesse stupéfiante : les opinions publiques des divers Etats manifestent scepticisme ou angoisse. Les outils forgés hier pour construire l’Europe d’aujourd’hui sont aussi touchés : l’absence d’accord sur le budget de l’Union fait peser un sérieux risque sur les politiques communes. Les dirigeants européens n’offrent ni alternative, ni dynamique nouvelle. Jusqu’à l’Euro même qui voit sa légitimité et son utilité contestée : déjà des ministres en exercice de plusieurs pays importants l’ont publiquement mis en cause. De telles manifestations sont encore minoritaires, mais on sait qu’une monnaie, et l’Euro plus qu’une autre, ne tient guère que sur la confiance collective. Il est clair aujourd’hui que le fameux plan B n’existait pas, et était soit un mensonge, soit un leurre. Il n’y a aujourd’hui aucune alternative crédible au projet de Traité constitutionnel.
Poursuivre le processus de ratification du traité relève de la décision des Etats membres : deux ou trois Etats, fussent-ils fondateurs, n’ont pas à décider pour tous les autres. Chaque peuple, chaque élu, chaque citoyen européen conserve le droit de dire ce qu’il en pense. Mais le blocage induit par le non de deux pays fondateurs peut laisser la crise enfler pendant de longs mois. Il nous faut prendre acte des votes de défiance, en analyser les raisons multiples. Il en émerge à la fois des aspirations souverainistes et protectionnistes, la peur de l’avenir mêlée à une aspiration à davantage d’Europe, notamment sociale. Cependant, quel que soit son avenir, l’esprit de ce traité demeure comme l’exigence d’un toit politique de l’Europe, préalable à tout approfondissement social.
L’Europe traverse une crise majeure, la plus grave depuis le début de la construction européenne. Son affaiblissement signifie un désordre accru de la mondialisation, avec toutes ses conséquences pour les pays les plus pauvres, les équilibres humains et écologiques de la planète. Il nous faut d’urgence inventer un nouveau projet européen pour éviter que l’Union ne se dissolve dans une grande zone de libre échange. L’Europe est plus que jamais nécessaire pour défendre nos valeurs et offrir au monde un modèle international de développement dans un monde instable et dangereux.. Nous voulons que l’Europe politique devienne réalité et s’ouvre aux peuples d'Europe qui aspirent à nous rejoindre.
Nous appelons à des mobilisations nationales, démocratiques et européennes fortes, rassemblant tous ceux qui souhaitent sincèrement sauver l’Europe, ceux qui étaient partisans du traité, comme ceux qui en étaient adversaires, et prennent acte aujourd’hui des effets négatifs du refus français. Nous appelons les parlements, européens et nationaux, les diverses forces politiques et les principales forces de la société civile, en premier lieu les partenaires sociaux, à proposer des formes d’intégration politique, bien sûr, économique et sociale, et des orientations politiques structurelles communes (aménagements du territoire, solidarité, recherche) qui devraient être ensuite validées aux deux échelles, européenne et nationale. Le Parlement européen a appelé à la tenue de « forums citoyens ». Pour qu’ils réussissent, nous appelons à constituer, pour la première fois, à l’échelle de la France d’abord, et bien sûr de l’Europe, des comités Sauvons l’Europe. D’ores et déjà nous réunirons fin septembre lors d’une université d’été ouverte à toutes celles et ceux qui partagent cette perspective.
La diversité de nos engagements, de nos convictions, de nos appartenances nous rassemble dans le sentiment d’une même urgence, du même espoir de paix, de démocratie et de prospérité partagées qui a animé les fondateurs de l’Europe moderne : il faut sauver l’Europe.
Marie Hélène Aubert (députée européenne Vert), Denis Baupin (adjoint au maire de paris, membre du conseil national des verts), Jean-Marie Bockel (maire de Mulhouse, Ps), Frédéric Brun (revue Ecologie et politique), Henry Colombani (militant associatif), Hélène Correy (Freie Universität Berlin), Daniel Cohn-Bendit (député européen Vert) Harlem Désir (député européen, Ps) Gérard Doublet (sociologue, militant Vert), Anne Dux (Président de Convictions) Olivier Duhamel (professeur à l’IEP), François Fëjto (historien), Bronislaw Geremek (historien), Aurélie Filipetti (écrivain et élue Vert) Jean-Baptiste de Foucauld (ancien commissaire au Plan), Patrice Gohier ( maire adjoint Paris XIIIe) Serge Guérin (professeur associé Université Lyon 2), Elisabeth Guigou (député Ps, ancienne ministre), Pierre Hassner (CERI), Marc d’Héré (président de Générations Europe), Philippe Herzog, (Président de Confrontations –Europe) Bernard Kouchner (ancien ministre, président de Réunir), Jean-Noël Jeanneney (ancien ministre, Président d’Europartenaires), Jacques Lebas (ancien Président de médecins du Monde), Jean Lecuir (syndicaliste), Marie-France Lecuir (ancienne député), Jean Yves Le Drian, (député Ps, président du Conseil régional de Bretagne) Jean-Pierre Mignard (avocat, Président de Témoin), Yann Moulier-Boutang (directeur de la revue Multitudes), Marc-Olivier Padis (rédacteur en chef d’Esprit), Bernard Poignant (député européen, Ps), Joël Roman (éditeur), Gérard Sanvicens (militant associatif), Isabelle Seguin (éditrice), Jorge Semprun (écrivain), Nicolas Tenzer (président du Centre d'étude et de réflexion pour l'action politique (CERAP), directeur de la revue Le Banquet) ; Zaki Laidi ( professeur de sciences politiques). Voir tous les signataires, signer l'appel.
Convictions, Confrontations-Europe, Europartenaires, Fidélio (collectifs de diplomates de gauche) Gauche moderne, Générations Europe, Réunir, Rêve, Témoin.
Répondre à : contact@sauvonsleurope.org
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